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Les fonds marins bercés par les courants s’animent doucement mais l’équilibre
qui règne ici est fragile. Une étendue de plastique croît de jour en jour
au détriment des habitants des lieux. Les sacs plastiques, trompeurs, se font
passer pour des méduses, appréciées des tortues. Personne n’y échappe car
même les petits poissons en ingèrent, puis les gros, puis les hommes…
Au travers de cette installation artistique, récupération et réemploi sont les
mots d’ordres, des emballages plastiques divers prennent alors vie.
L'organisme apparaît comme parasité par la machine, le numérique s'empare de nous ou plutôt nous nous emparons de ces outils au point d'en avoir les sens obstrués. Une vision biaisée du monde au travers de nos écrans s'offre alors à l'être humain. Ces connexions fictives représentées ici par les câbles sont coupées, serions-nous aveuglés par l'utilisation abusive de ces outils qui occupent sans cesse plus de place dans nos vies et finalement nous éloignent souvent les uns des autres?

Paul Couturier / Biiom - biiom@outlook.com